ÉQUITÉ ENTRE LES GENRES DANS LE SPORT RÉCRÉATIF

SURVOL

À propos de l’équité entre les genres dans le sport récréatif

Le problème avec le sport récréatif et l’activité physique :

  • 62 % des filles canadiennes ne pratiquent aucun sport.
  • En 1992, un peu plus de la moitié des femmes de 15 ans et plus pratiquaient un sport. En 2020, la participation sportive est descendue à 18 % chez les femmes âgées de 16 à 23 ans.
  • Bien qu’un nombre similaire de garçons et de filles s’engagent initialement dans la pratique du sport, plus de garçons maintiennent cette pratique jusqu’à la fin de l’adolescence et tout au long de leur vie. Dans les faits, 1 fille sur 3 abandonne le sport, comparativement à 1 garçon sur 10.
  • Parmi les facteurs qui poussent les filles à renoncer à la pratique du sport, citons une faible confiance en elles, une image corporelle négative et un faible sentiment d’appartenance et d’acceptation. (Source : Le signal de ralliement : Appel à l’action pour bâtir un système de sport réellement ouvert aux filles et aux femmes, juin 2020)
  • À l’heure actuelle, 1 fille sur 4 n’est pas décidée à reprendre ses activités sportives une fois la pandémie de COVID-19 terminée. (Source : Alerte Covid : Impact de la pandémie sur les filles dans le sport, juillet 2021)
  • Les femmes ont tendance à être moins physiquement actives que les hommes. 53 % des hommes font au moins 7 500 pas par jour, comparativement à 46 % des femmes. Le pourcentage est le même en ce qui a trait aux 150 minutes d’activité physique modérée à vigoureuse par semaine recommandées (52 % des hommes et 46 % des femmes les font). (Source : Statistique Canada, ECMS, cycle 6, 2018 et 2019
  • Les filles, les femmes et les personnes de diverses identités de genre abandonnent les sports et les loisirs en raison de la peur du jugement, de la peur de ne pas être à la hauteur, de l’apparence devant les autres et des représailles du fait de se mettre en priorité. Les femmes de 120 pays ont en commun la peur du jugement. (Source : Revue de la littérature et de la recherche, Sport England)

Dans son budget de 2018, le gouvernement du Canada a annoncé une série de mesures et de cibles dans le cadre de son plan de réduction de la pauvreté et d’amélioration de la santé et du bien-être : S’acheminer vers un système sportif inclusif en fixant une cible pour assurer l’égalité des genres dans les sports d’ici 2035, en augmentant le financement pour soutenir le partage des données et la recherche, les pratiques novatrices pour promouvoir la participation des femmes dans le sport et en soutenant les organisations sportives nationales afin de favoriser une plus grande inclusion des femmes et des filles dans tous les aspects du sport.

Canada

Grâce à ce financement, l’ACPL a contribué à cet objectif en mettant en œuvre un certain nombre d’initiatives fondées sur les meilleures pratiques et des données probantes visant à accroître la participation et la rétention des filles et des femmes dans le sport récréatif partout au Canada. L’ACPL a concentré ses travaux sur quatre populations clés :

  • Filles âgées de 9 à 15 ans
  • Nouvelles mères (avant et après l’accouchement)
  • Femmes âgées de 55 et plus
  • Les filles, les femmes et les personnes non-binaires ayant des identités diverses

Dans l’ensemble, le projet a procuré au secteur cinq éléments importants :

  • Une trousse pour optimiser l’utilisation et le design des installations
  • La présentation d’une série d’ateliers en partenariat avec Femmes et sport au Canada
  • La présentation d’une série de webinaires portant chacun sur une des populations clés
  • La mise à niveau du programme HIGH FIVE
  • Un programme de subventions communautaires