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Tristen Amyotte, 26 ans, est entraîneur dans les divisions junior et senior de la ligue de basket-ball autochtone Living Skies depuis deux ans.

Il n’a jamais eu l’occasion de discuter avec un entraîneur expérimenté et de recevoir des conseils sur la manière d’entraîner des jeunes de moins de 18 ans

Les centres d’amitié autochtones de la Saskatchewan (Sask.)

« Depuis que j’entraîne, je me suis fié à ma propre expérience de joueur de basket-ball et à des recherches en ligne pour progresser en tant qu’entraîneur », explique Tristen.

En 2023, Tristen et ses collègues de la ligue ont bénéficié d’une formation et d’un soutien supplémentaires dans le cadre d’un programme de mentorat des entraîneurs de la ligue, qui a été rendu possible grâce au programme Rejoindre tous et chacun : une intervention sportive communautaire de l’Association canadienne des parcs et loisirs. Ce programme, financé par l’initiative Sport communautaire pour tous de Sport Canada, vise à éliminer les obstacles et à accroître le taux de participation au sport des groupes en quête d’équité à travers le Canada.

Entraîneurs participant au cours d’entraînement Apprendre à s’entraîner de Canada Basketball

La ligue de basket-ball autochtone Living Skies a été mise en place par les centres d’amitié autochtones de la Saskatchewan en 2020. Il s’agit de la toute première ligue de basket-ball pour les jeunes autochtones à l’échelle de la province. Elle s’adresse aux jeunes de 11 à 17 ans vivant dans des communautés de la province, notamment à Saskatoon, Regina, Prince Albert et North Battleford. Bien que la communauté autochtone soit au centre de ses préoccupations, dans un esprit de réconciliation, elle accueille tous les athlètes et entraîneurs passionnés par le basket-ball.

Paige Crozon, la responsable de la ligue de basket-ball, a mentionné que le programme a réuni plus de 1 700 joueurs et 70 bénévoles depuis sa création il y a trois ans.

Bien que le programme soutienne les jeunes en leur donnant un meilleur accès au basket-ball dans leur communauté, il est essentiel que la ligue offre du support aux personnes qui entraînent ces jeunes, à savoir leurs entraîneurs, dont beaucoup sont autochtones.

« Ce que nous constatons, c’est qu’à la fin de chaque saison, nos entraîneurs demandent toujours plus de soutien, notamment des cours et des formations. Ils veulent avoir les outils nécessaires pour soutenir les enfants », explique Mme Crozon.

C’est-ce que le financement a permis de faire dans le cadre de son programme de mentorat des entraîneurs. En effet, la ligue a fait appel à des entraîneurs de toute la province, et d’ailleurs au Canada, pour travailler avec les entraîneurs de la ligue et les athlètes de la division senior. Le transport et la garde d’enfants ont été aussi été offerts afin d’éliminer les obstacles à la participation.

Tristen raconte qu’un entraîneur mentor a assisté à ses entraînements de basket-ball pendant quelques semaines. Il a pu ainsi lui poser des questions et obtenir des conseils de nature générale en matière d’entraînement.

Les entraîneurs encadrés ont également suivi des cours et des ateliers d’entraîneur, où ils ont acquis des connaissances sur le leadership et l’aspect tactique du basket-ball.

« Ce programme a renforcé ma confiance en mes capacités d’entraîneur et m’a motivé à continuer dans cette voie », déclare Tristen. « Cette expérience a été très enrichissante pour moi et m’a ouvert les yeux ».

Les entraîneurs, Jade et Tayten avec leur équipe au championnat provincial

Avant la mise en place de ce programme, plusieurs entraîneurs de la ligue ignoraient où trouver les ressources pour améliorer leurs compétences, explique Mme Crozon. Ce financement les a aidés à surmonter ces obstacles, dit-elle, et son impact se fera sentir sur les terrains.

« Nous avons constaté que les entraîneurs ignorent souvent par où commencer. C’est peut-être dû au fait qu’ils ne disposent pas d’un espace sécuritaire où ils peuvent venir, se sentir accueillis et être suffisamment vulnérables pour partager le fait qu’ils ne savent peut-être pas tout, mais qu’ils veulent apprendre », explique-t-elle.

Mme Crozon ajoute que le mentorat a été offert gratuitement aux entraîneurs, ce qui a permis d’éliminer les obstacles financiers auxquels ils pouvaient être confrontés en accédant à ce type de programme.

Elle affirme que les entraîneurs qui ont bénéficié de ce programme, comme Tristen, sont bien outillés pour devenir des mentors dans quelques années pour les entraîneurs en herbe de la ligue et de la province.

« Nous sommes certains que Tristen deviendra aussi un mentor et qu’il soutiendra la prochaine génération », dit-elle. « Ce financement nous a permis de renforcer nos équipes au sein de la ligue afin d’assurer la viabilité de nos programmes ».

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