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Certains jeunes de l’ouest de Winnipeg n’ont jamais eu l’occasion de faire partie d’une équipe sportive. Ils n’ont jamais bénéficié de l’enseignement d’un entraîneur, ni ressenti la fébrilité de participer à des matchs et à des tournois. Beaucoup d’entre eux n’ont même jamais eu les chaussures ou les chaussettes adéquates pour jouer.

Mais en 2023, tout a changé.

Spence Neighbourhood
Association (SNA) (Man.)

La Spence Neighbourhood Association (SNA), qui gère le programme Free to Play pour les nouveaux arrivants, les jeunes autochtones et les jeunes Noirs dans le quartier ouest de la ville, a reçu un coup de pouce financier pour étendre ses services sportifs à ces jeunes grâce au programme Rejoindre tous et chacun :  une intervention sportive communautaire. Ce programme, financé par l’initiative Sport communautaire pour tous de Sport Canada, vise à éliminer les obstacles et à accroître le taux de participation au sport des groupes en quête d’équité à travers le Canada.

« Ce financement nous a aidés à éloigner les enfants d’influences négatives telles que la drogue, les gangs et la violence. Il nous a permis de les réorienter vers le sport, où ils s’engagent davantage dans des activités positives », explique Apid Gurung, coordinateur du programme pour la jeunesse de la SNA. « Lorsqu’ils participent à notre programme, ils rencontrent des amis et pratiquent des sports qui les apaisent ».

Séances d’entraînement de basket-ball au MERC

Le programme Free to Play se déroule chaque semaine au Axworthy Health and RecPlex de l’Université de Winnipeg, qui est mis à disposition gratuitement par l’université. Le programme comprend des activités non structurées de basket-ball et de soccer pour les nouveaux arrivants, les jeunes autochtones et les jeunes Noirs qui sont confrontés à des obstacles financiers pour pratiquer des sports.

Ce coup de pouce financier additionnel a permis à la SNA d’étendre le programme pour couvrir les coûts de l’équipement de basket-ball et des entraîneurs, ainsi que la participation à des matchs et à des tournois.

« Ces jeunes garçons n’ont pas les moyens financiers pour intégrer des ligues sportives structurées. Ils sont très doués pour le basket-ball et ne savaient même pas qu’il existait une ligue pour jeunes à Winnipeg », explique M. Gurung.

Il ajoute que le financement a permis au programme d’engager des entraîneurs professionnels qui étaient eux-mêmes de nouveaux arrivants et qui comprenaient ce que ressentaient les participants.

« Cela a beaucoup aidé les jeunes à devenir plus disciplinés et à se concentrer davantage sur le sport », explique M. Gurung.

Carolina Meneses, responsable du programme jeunesse de la SNA, rajoute que le financement a également permis à l’organisation de recruter un jeune mentor. Il s’agit d’un ancien participant du programme Free to Play. Un excellent point de départ pour son projet de carrière, celui de devenir entraîneur un jour!

« Le financement étant temporaire, nous voulions pouvoir entreprendre quelque chose à long terme », explique-t-elle. « Le jeune mentor pouvait s’identifier aux garçons, et je pense que c’était une excellente occasion pour lui de se sentir écouté et vu. Il était très engagé. Maintenant, nous essayons de voir comment nous pouvons l’aider à faire du coaching plus formel ».

Elle ajoute que la possibilité d’engager ce mentor a également été une expérience positive pour les jeunes, qui ont ainsi pu bénéficier d’un modèle.

Entre les nouveaux équipements de basket, l’accès à des entraîneurs et la possibilité de participer à des tournois, Mme Meneses affirme que les jeunes ont grandement apprécié cet environnement inclusif et accueillant, et qu’ils ont eu une occasion incroyable de surmonter les obstacles à la participation au sport.

L’équipe SNA Boys (16-18) pendant le match WMBA

« Les jeunes et les enfants sont confrontés à des situations difficiles. Parfois, leur quartier n’est pas sécuritaire et il y a toujours un risque qu’ils soient mêlés à des gangs et à des actes de violence », explique-t-elle. « Le sport constitue un moyen de les tenir occupés, de développer différentes compétences et un sentiment d’appartenance.

Ce sentiment d’appartenance a également eu des bienfaits sur la santé mentale des participants », ajoute-t-elle

« Lorsque les gens éprouvent des difficultés, ils ont l’impression que tout devient un obstacle. Ce financement a permis de leur offrir un espace où ils n’ont pas à se démener et où ils peuvent accéder facilement à des activités sportives », explique-t-elle.

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