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Gerard Nolander ne s’est jamais vraiment intéressé au sport. Il faisait de l’exercice, jouait un peu au hockey, mais n’avait pas de sport de prédilection.

Ce n’est que lorsqu’il a commencé à développer une limitation visuelle qu’il est devenu passionné par le squash.

Gerard a eu l’occasion de jouer au squash avec d’autres personnes ayant une limitation visuelle dans le cadre du programme de Canadian Inclusivity Squash, un programme s’adressant aux personnes en situation de handicap physique ou intellectuel à Conception Bay South et dans les communautés environnantes de St. John’s, Mount Pearl, Paradise et Holyrood, à Terre-Neuve-et-Labrador.

Programme de Canadian Inclusivity Squash (T.-N.-L.)

« Ayant perdu la vision, j’ignorais encore tout ce que je pouvais accomplir », explique Gerard, qui avait une vision de 20/20 jusqu’à il y a trois ans. « Le squash m’a aidé à renforcer ma confiance en moi parce que le jeu était adapté à mes capacités. Je pouvais apprendre à jouer et me dépasser ».

Bien que l’organisation ait eu un grand impact sur des participants comme Gerard, l’entraîneur principal Eric Hart affirme qu’il a eu besoin de soutien pour faire rayonner l’organisation au sein de la communauté et accueillir des participants en situation de handicap. En 2023, M. Hart a réussi à rejoindre les communautés de Terre-Neuve et à recruter un plus grand nombre de participants, grâce au programme Rejoindre tous et chacun : une intervention sportive communautaire de l’Association canadienne des parcs et loisirs. Ce programme, financé par l’initiative Sport communautaire pour tous de Sport Canada, vise à éliminer les obstacles et à accroître le taux de participation au sport des groupes en quête d’équité à travers le Canada.

CNIB a fourni des simulateurs pour les camps de squash, aidant les entraîneurs à comprendre les affections oculaires et développer des stratégies efficaces pour enseigner le squash à ceux qui ont des conditions particulières

« Le financement nous a permis de faire un travail fabuleux pour la promotion du programme et des différentes activités de notre club de squash, notamment un programme pour les personnes en fauteuil roulant, un programme pour les personnes atteintes de troubles neurodéveloppementaux et, depuis peu, un programme pour les personnes ayant une limitation visuelle », explique M. Hart. « Cela nous a permis de créer un site Web et de publier des annonces dans un journal régional pendant trois mois pour faire savoir aux gens que nous sommes là. »

Depuis sa création en 2019, le Programme canadien de squash pour l’inclusion a permis d’éliminer certains des obstacles à la participation aux sports auxquelles font face les personnes vivant avec une limitation.

Par exemple, un programme pilote pour personnes ayant une limitation visuelle, le premier du genre dans le monde, offre des leçons de squash en fonction des capacités individuelles des participants. Gerard, considéré comme légalement aveugle, souffre d’une grave sensibilité à la lumière et peut utiliser des lunettes de protection teintées sur le terrain. Il utilise également une balle qui émet un tintement, de sorte qu’il peut entendre la trajectoire de la balle.

Un autre participant, qui est aveugle de naissance, reçoit des leçons différentes, adaptées à ses capacités.

« Nous ne pouvons pas lui dire de frapper comme au tennis parce qu’il ne dispose pas des mêmes points de référence. Il n’a jamais vu de match de tennis », précise M. Hart. « Il faut donc établir un point de départ et lui apprendre à frapper. Il faut lui enseigner la longueur de sa raquette et comment la tenir. Jusqu’à présent, il peut frapper un coup droit, un revers et servir. Une balle qui émettrait des signaux sonores continus changerait la donne pour les joueurs de squash, car ils auraient la possibilité de faire des échanges seuls ou avec d’autres.

Gerard affirme que ce programme l’a beaucoup aidé à surmonter les obstacles à la participation au sport en raison de sa limitation visuelle.

« Pour moi, en tant qu’adulte malvoyant, il n’y avait pas grand chose à faire en matière d’activité physique », explique-t-il. « Il n’y avait pas de programmes permettant aux adultes de sortir, de pratiquer une activité physique et de rester en forme.

Kathie Paterson, présidente du conseil d’administration du Canadian Inclusivity Squash Program, souligne le grand travail de M. Hart pour éliminer les obstacles à la participation au sport auxquels sont confrontés les participants. Il peut s’agir de visiter des YMCA pour voir si le programme peut utiliser leurs installations pour résoudre les problèmes de transport, ou de demander à la ville de Conception Bay South de supprimer les frais pour la location de terrain pour les non-résidents.

Le dernier financement de l’ACPL, dit-elle, a été très bénéfique et a permis au programme de continuer son important travail pour éliminer les obstacles au sport tout en faisant la promotion de ses services.

« Le site Web sera très important pour nous », déclare Mme Paterson. « Le site Web et les annonces dans les journaux nous permettront d’être un peu plus présents.

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